|
La démarche de diagnostic approfondi des RPS est
principalement orientée vers une identification des facteurs de risques
et de leur compréhension tenant compte des spécificités de la structure
et des salariés.
L’approche psychosociale que nous proposons permet d’aborder la
problématique sous l’angle individuel et collectif c’est-à-dire à la
fois dans la dimension organisationnelle du travail et dans la réalité
psychologique des salariés.
Plus précisément, l’incidence de l’organisation du
travail, la réceptivité des salariés, les effets conjoncturels et les
interactions entre ces trois grandes entités constitueront l’objet
essentiel de l’étude visant à établir le diagnostic approfondi,
répondant ainsi au privilège devant être accordé à la prévention
primaire telle que définie dans le rapport « NASSE et LEGERON » de 2008
(sur la détermination, la mesure et le suivi des RPS au travail – à la
demande du ministre du travail, des relations et de la solidarité).
Le diagnostic ainsi établi permet d’identifier les RPS,
de faire le lien avec les facteurs organisationnels et managériaux, de
repérer les facteurs générateurs de risques et de caractériser les
troubles associés chez les salariés en situation de souffrance.
C’est à partir de ces enseignements ancrés dans la
réalité des observations et des mesures sur la situation de l’entreprise
et des salariés qu’une réflexion peut être engagée dans l’objectif de
l’élaboration du plan de prévention adapté dans le but de déterminer les
mesures à mettre en place dans les domaines aussi variables que par
exemple la communication, la surveillance, les outils d’observation,
l’implication, la formation etc.
Télécharger la démarche
complète préconisée par REPER-ACF en partenariat avec PluriConseils.

Rappel du contexte général
Dans un
contexte économique et social particulièrement tendu, l’émergence des
RPS dans le monde du travail est le résultat de processus complexes et
multifactoriels en lien avec les spécificités de chaque entreprise.
De
nouvelles formes d’organisation du travail, apparues ces dernières
années, ont favorisé l’émergence de contraintes multiples qui ont eu
pour effet de fragiliser les salariés au travail et de déclencher chez
un certain nombre d’entre eux des troubles voire des pathologies
relevant de la santé mentale sous la forme de surcharge et de
décompensation.
Le
nombre de personnes concernées en France ne laisse plus aucun doute sur
le rôle majeur de ce qu’il est convenu d’appeler l’organisationnel de
l’entreprise.
La
définition des tâches, les surcharges, le temps, le rythme, le
relationnel dégradé, les nouveaux outils de gestion, les modalités
d’évaluation etc. sont autant de facteurs qui ont pu bouleverser le
socle des valeurs fondamentales du travail et affaiblir les individus et
le collectif de travail.
Dans un
tel contexte, qui est maintenant reconnu par la grande majorité des
spécialistes en santé au travail, l’élaboration d’un diagnostic impose,
dès le départ, de comprendre que les RPS ne sont pas le résultat d’une
nuisance particulière, isolée, facilement identifiable mais bien de
l’enchevêtrement complexe de facteurs qui relèvent à la fois de
l’organisationnel spécifique de la structure de travail, mais aussi de
mécanismes de régulation individuels et des relations entre les deux,
caractérisant ainsi la nature sociale du travail.
Mettre
au jour les processus en jeu dans une structure donnée pour appréhender
les RPS est donc une mission qui nécessite une méthodologie rigoureuse
et précise tenant compte à la fois des aspects spécifique de
l’organisation en question en même temps que de l’expression libre de ce
que vivent concrètement les salariés et de la façon dont ils ressentent
ce vécu.
Ce n’est
qu’à cette condition qu’un diagnostic utile devient exploitable en
prévention.
 |